Archives mensuelles : février 2014

Un espace d’échanges sur l’histoire Renault

Le site de Louis Renault – Le Blog a pour vocation de permettre à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire du fondateur, Louis Renault, de ses usines et du personnel qui les ont animées, de s’informer, d’échanger leurs connaissances et leurs points de vue. 
Il existe déjà un site consacré à Louis Renault, mais cette plate-forme n’est pas configurée pour accueillir un blog. Or, en raison du succès rencontré depuis 2011 par louisrenault.com, et des nombreux courriels que nous avons reçus, sur des questions sociales, politiques, d’actualité ou purement techniques, il nous a semblé utile de créer ce nouvel espace d’échanges. Certes, plusieurs forum existent depuis longtemps sur Renault, l’automobile, les voitures anciennes, et nous n’avons ni la prétention ni la volonté de les supplanter, mais seulement d’affirmer notre spécificité: enrichir l’histoire d’une formidable aventure humaine et industrielle qui débute à l’extrême fin du XIXème siècle et s’achève avec la Seconde Guerre mondiale. Notre ambition est que ce blog ne se limite pas à des échanges polémiques. Il est donc demandé aux visiteurs de se montrer courtois et modérés dans leurs commentaires.
Nous proposons des débats par thème – Automobile, Aviation, Matériel ferroviaire et agricole, Actualité, Histoire économique, sociale, politique – thèmes auxquels chacun pourra participer suivant sa curiosité, ses envies ou ses compétences.

NB: Comme les images ne passent pas dans les commentaires, vous pouvez me les adresser séparément afin que je les publie dans le corps de l’article qui vous intéresse.

Automobile généralités

Nerva Grand Sport ABM7 © AP Guillelmon

Vous pouvez poster ici tous les commentaires d’ordre général concernant l’histoire des automobiles Renault de la fondation de l’entreprise à la Libération. Nous créerons d’autres posts, plus spécifiques, en fonction des articles publiés sur le site louisrenault.com.

Liens : Marc Griselhubert, « Les Renault Grand Sport« , louisrenault.com, juillet 2012 et Jean-François de Andria, « Le haut de gamme de Louis Renault« , louisrenault.com, août 2013. Voir aussi Claude Le Maître, « Petite histoire d’une première vie de Renault – 1898-1944« , louisrenault.com, juin 2012.

Illustrations envoyées par les internautes et commentées ci-dessous 

Coupé Louis XV Renault : [photographie de presse] / Agence Meurisse – Paris – 1919 © BNF

6 roues Renault de l’armée belge © Georges Mazy

Torpedo – 1915 – modèle non défini @ Roland Mongaï

Aviation

Vous pouvez poster ici tous les commentaires d’ordre général concernant l’histoire de l’aviation Renault, depuis le début du XXème siècle à la Libération. Nous créerons d’autres posts, plus spécifiques, en fonction des articles publiés sur le site louisrenault.com.

Liens : Claude Le Maître, « Marcel Riffart« , louisrenault.com. Voir aussi sur le site louisrenault.com les photos Aviation des années vingt et Aviation des années trente.

Matériel ferroviaire

Vous pouvez poster ici tous les commentaires d’ordre général concernant l’histoire du matériel ferroviaire Renault depuis le locotracteur de 1921 au prototype étudié clandestinement pendant l’Occupation. Nous créerons d’autres posts, plus spécifiques, en fonction des articles publiés sur le site louisrenault.com.

Liens : Michel Grannec, « Le matériel ferroviaire Renault« , louisrenault.com, juillet 2012. Voir aussi les photos des véhicules spéciaux (dont automotrices) sur le site louisrenault.com.

Véhicules industriels

Camion-citerne Renault type ZFD 130 cv 18 tonnes – 1935 © Renault communication /DROITS RESERVES

Vous pouvez poster ici tous les commentaires d’ordre général concernant l’histoire des véhicules industriels Renault, depuis le début du XXème siècle à la Libération. Nous créerons d’autres posts, plus spécifiques, en fonction des articles publiés sur le site louisrenault.com.

Liens : Claude Moins, « Histoire des camions Renault de 1900 à 1945« , louisrenault.com.

Illustrations envoyées par les internautes et commentées ci-dessous

Matériel agricole

Vous pouvez poster ici tous les commentaires d’ordre général concernant l’histoire du matériel agricole Renault, depuis la fin de la Grande Guerre à la Libération. Nous créerons d’autres posts, plus spécifiques, en fonction des articles publiés sur le site louisrenault.com.

Liens : « Tracteurs Renault », par l’Amicale du tracteur Renault, louisrenault.com et le site de l’Amicale du tracteur Renault (ATR).

L’affaire Renault devant la Justice

Le 1er juillet 2010, un arrêt de la cour d’appel de Limoges condamnait le Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane pour avoir injustement associé le constructeur Louis Renault à l’un des pires crimes perpétrés par les nazis sur le territoire national.

Ouvert au public en 1999, le Centre avait en effet présenté une photographie de Louis Renault aux côtés d’Hitler et de Göring – photographie prise à un salon de l’automobile de Berlin avant-guerre. A côté de la légende (« Louis Renault présente un prototype à Hitler et Göring à Berlin en 1938 »), figurait le commentaire suivant:
« L’occupant disposait de 400 millions de francs par jour aux termes de l’armistice. Il ajoutait une victoire économique à sa victoire militaire. « Pouvait-on faire autrement que de travailler avec eux ? ». La majorité du patronat de l’armement, aéronautique¸ chimie, automobile, haute-couture…collabora. Louis Renault, « Une seule chose compte : moi et mon usine », fabriqua des chars pour la Wehrmacht. Renault sera nationalisé à la Libération »(1) .
Pendant deux ans, les petits-enfants de Louis Renault tentèrent vainement de trouver une solution à l’amiable afin de faire cesser cette atteinte à la mémoire de leur grand-père ; ils soulignèrent qu’une photographie prise avant-guerre lors d’un salon automobile ne pouvait illustrer un crime de masse perpétré pendant l’Occupation, que les usines Renault n’avaient jamais fabriqué de chars pour les Allemands et qu’enfin la phrase « une seule chose compte pour moi, moi et mes usines », avait été attribuée à Louis Renault trente ans après les faits par un ingénieur de l’entreprise dont les témoignages n’avaient cessé de varier(2).
Après avoir constaté que les usines Renault n’avaient pas fabriqué de chars pendant l’Occupation, les juges de la Cour d’appel de Limoges ont précisé qu’il n’y avait pas de lien entre le rôle joué par Louis Renault « durant l’occupation et les cruautés dont furent victimes les habitants d’Oradour-sur-Glane ». Ainsi le Centre s’était-il rendu coupable « d’une véritable dénaturation des faits »(3) .

Défendus par Maître Thierry Lévy, les petits-enfants de Louis Renault déposèrent une assignation devant le tribunal de grande instance de Paris, le 9 mai, 2011. Leur but est d’obtenir l’indemnisation du préjudice matériel et moral causé par la nationalisation-sanction, qui a été prononcée à la Libération, le 16 janvier 1945, contre le constructeur automobile. Ils ont pu mener cette action grâce au nouveau droit ouvert par l’instauration, en mars 2010, de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC), qui permet désormais de contester une disposition législative devant le juge constitutionnel. Les huit enfants du fils unique de Louis Renault, Jean-Louis, mort en 1982, firent valoir que l’ordonnance du 16 janvier 1945 porte atteinte à plusieurs principes constitutionnels, dont le droit de propriété, garanti par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la personnalité des peines, la présomption d’innocence et les droits de la défense (4).
Le 11 janvier 2012, le tribunal de grande instance se déclarait incompétent. Selon Me Thierry Lévy, l’ordonnance du 16 janvier 1945 constituait une voie de fait, susceptible d’être attaquée devant les juridictions judiciaires et de donner lieu à une indemnisation. Mais le tribunal a jugé, qu’en «en l’absence de voie de fait établie», seules les juridictions administratives pouvaient être saisies.
(1) . Procès-verbal de constat du 11 octobre 2007.
(2). F. Picard, L’épopée Renault, Paris, 1976, p. 185. Le même Picard écrivait au moment des faits dans son Journal clandestin : « Devant l’évolution de la situation générale, la volonté de résistance du patron s’accroît chaque jour davantage. Il redresse la tête et hausse le ton. Il n’en est pas de même malheureusement de tous les industriels français ». F. Picard, « Journal clandestin », De Renault Frères à Renault, n° 15 décembre 1977, p. 109. Le témoignage de Picard n’est pas à rejeter a priori, mais il faut le confronter à d’autres sources tout en comparant systématiquement ses propos de l’Occupation avec ses écrits postérieurs.
(3). Les huit petits-enfants de Louis Renault furent défendus à cette occasion par Maître Thierry Lévy.
(4). Voir Pascale Robert-Diard et Thomas Wieder, « Les héritiers Renault assignent l’Etat en justice », Le Monde du 12 mai 2011.
(5). Le Figaro du 11 janvier 2012.