Question de M. Georges Triage, 12 décembre 1994

Automobiles et cycles

(Renault – nom de Louis Renault conféré à une unité de travail)

  1. : 12 décembre 1994 . – M. Georges Triage fait part à M. le ministre de l’industrie, des postes et télécommunications et du commerce extérieur de son émotion à la suite de l’annonce par la direction de Renault-Douai qu’une unité de travail porterait le nom de Louis Renault. Cette décision, en ce cinquantième anniversaire de la Libération de la France, s’inscrit dans une volonté délibérée de réécrire l’histoire : en la circonstance, à vouloir nier l’engagement total et sans état d’âme de Louis Renault dans la collaboration avec Vichy et le régime nazi. C’est en raison de cet engagment que le gouvernement du générai de Gaulle a décrété et infligé comme une sanction la nationalisation de l’entreprise. La volonté de gommer tout ce que le statut national des usines Renault et les luttes menées au sein de l’entreprise ont apporté à ses travailleurs comme à l’ensemble des salariés de notre pays, n’est pas absente de cette décision et la rend encore plus scandaleuse. Il lui demandé d’intervenir pcur que ce choix soit rapporté et pour que les salariés identifie leur lieu de travail à une personnalité attachée à l’entreprise. Que ne donne-t-on à cette unité le nom d’un ouvrier ou d’un ingénieur, résistant ou non, dont l’honnêteté et le dévouement à la régie seraient reconnus par tous ?

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