Maurice Ribet au Juge martin, le 12 octobre 1944

Source : A.N. Z 6NL 9

Monsieur le Juge d’Instruction,

Permettez-moi de vous confirmer ma conversation téléphonique de ce jour par laquelle je vous signalais que M. Louis Renault a sans doute, d’après ce que m’a dit sa femme, été l’objet d’une petite hémorragie cérébrale qui le met dans un état de santé de plus en plus déficient.

Vous avez bien voulu autoriser qu’un garde-malade, aux frais de la famille, puisse se trouver auprès de lui, mais, d’après ce qui m’a été dit, ce garde-malade ne peut rester auprès de M. Renault au cours de la nuit : cependant son état nécessite des soins continuels et permanents.

Ne pourriez-vous pas, d’urgence, désigner un médecin expert pour examiner cette nouvelle situation afin de prendre les mesures qui vous paraîtront utiles ?

Il serait regrettable, dans les circonstances actuelles, qu’un dénouement fatal intervienne ; je tiens en tout cas à dégager ma responsabilité en vous signalant, à la demande de Madame Renault et de son fils, cette situation particulièrement angoissante…

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