H. T*** à M. le Ministre de la Justice, 30 septembre 1944

Source : A.N. Z 6NL 9

Parquet                                                                                                                      Le Procureur Général

De la Cour d’Appel                                                                   A M. Le Commissaire du Gouvernement

De Paris                                                                                    Près la Cour de Justice

                                                                                                  Section de la Seine

Pour faire suite à mes communications précédentes concernant monsieur Louis Renault, directeur des Usines Renault à Boulogne sur Seine, je vous transmets, sous ce pli, à toutes fins utiles, une lettre du nommé T*** demeurant à Paris, qui m’a été adressée par M. le Garde des Sceaux.

Le Procureur Général

Signature illisible

Monsieur le ministre,

Je crois de mon devoir de vous faire savoir que dans l’usine Thomson-Houston à laquelle je suis attaché depuis une dizaine d’années, j’ai eu l’occasion « d’enregistrer », il y a 7 ou 8 mois, la déclaration suivante au sujet de Louis Renault. Déclaration faite par un brave garçon ex valet de chambre, dont la femme travaille chez Renault comme cuisinière depuis des années.

L’hôtel particulier de Renault s’étant trouvé occupé par la Gestapo, Renault écrivit une lettre personnelle à Hitler, lequel donna des ordres, car Stupnagel vint un jour se rendre compte des dégâts, puis l’hôtel fut rendu à Renault ; c’est ce brave ex valet de chambre qui fit « les honneurs »… à Stupnagel lors de sa visite.

Ce renseignement est peu important cependant il peut être éventuellement être utile.

Veuillez croire, Monsieur le Ministre, à mes sentiments respectueusement dévoués.

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