P. Marion à Maître Ribet, Neuilly-sur-Marne, le 16 octobre 1944

Source : A.N. Z 6NL 9

Mon cher Maître,

Je viens de revoir votre client monsieur Louis Renault. Son état a gravement empiré depuis samedi. Et malgré les conditions défavorables où il se trouve j’ai été obligé de le sonder. J’ai évacué un résidu franchement sanglant. Donc il y a grande urgence à transporter ce malade dans une maison de santé urologique où il pourra recevoir les soins nécessités par son état. Ceci est le point de vue médical – mais du point de vue humanitaire il est inadmissible de laisser souffrir un homme que l’on pourrait aisément soulager par un traitement approprié.

Je conçois très bien que l’on hésite, vu la personnalité du malade, à donner l’autorisation de transport, mais alors que l’on provoque au plus tôt une expertise pour accorder cette autorisation.

Croyez, mon cher Maître, à mes sentiments les meilleurs.

Marion

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