Le Progrès, 4 juin 2011

Capture d’écran 2015-12-28 à 16.11.43Rueil-Malmaison: le PCF débaptise la place Louis Renault

Une vingtaine de militants du PCF ont débaptisé samedi une place Louis Renault à Rueil-Malmaison pour s’opposer à la tentative de réhabilitation du constructeur automobile. Les militants ont apposé sur le panneau une affiche « Place des salariés de Renault fusillés par l’occupant 1940-1944 ».

« Louis Renault est le nom d’un collaborateur notoire qui a fait travailler ses usines pour l’occupant allemand alors que, dans le même temps, des ouvriers de Renault ont résisté et ont été fusillés au mont Valérien », a dit Marc Becquey, conseiller municipal communiste, qui a demandé en conseil municipal que la place soit débaptisée, sans succès.

« C’est une action symbolique mais il ne faut surtout pas laisser réécrire l’Histoire », a renchéri Roger Silvain, 79 ans, dont 42 passés dans les usines de Boulogne-Billancourt où il a dirigé le syndicat CGT.

Les militants entendaient protester contre la décision des petits-enfants de Louis Renault d’attaquer l’Etat en justice pour contester la nationalisation-sanction de Renault en 1945 et obtenir réparation, nouvelle étape dans une campagne de réhabilitation de l’industriel accusé de collaboration pendant la Seconde Guerre mondiale.

Leur avocat, Me Thierry Lévy, a déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), considérant que l’ordonnance de confiscation « est contraire aux principes fondamentaux du droit de la propriété ».

« C’est une tentative de négation de l’histoire. Louis Renault est un symbole de la collaboration industrielle », a dit Annie Lacroix-Riz, historienne spécialiste de la collaboration économique, présente sur place.

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