Archives de catégorie : 2012-2018

GBM n° 125, Pages choisies, Entreprises dans la tourmente

En plus de l’aimable compte rendu sur mon dernier livre, “Entreprises dans la tourmente – Renault, Peugeot 1936-1940”, les passionnés de Renault trouveront dans le dernier numéro de GBM la présentation du tome 1 de “Tous les Renault militaires” de François Vauvillier dont nous connaissons l’érudition et la rigueur. On notera également un dossier très complet sur le char R 40 de l’AMX.

GBM – Histoire de guerre, blindés & matériel, n° 125, juillet-août-septembre 2018

“Paris-Rambouillet : la course des centenaires”, par Jules Humbert, Le Figaro du 23 mai 2018

Première édition des 24 heures du mans en 1906 – Deux automobiles à l’arrêt © Collection F. Proust/Le Figaro

ÉVÉNEMENT – La 5ème édition de la course «Paris-Rambouillet» aura lieu le dimanche 10 juin, plus de 50 véhicules centenaires y sont attendus.

L’association rambolitaine des voitures anciennes «Renaissance Auto» organise, avec la complicité des clubs «Les Bielles de Jadis» et les «Teuf-Teuf» ainsi qu’avec le soutien de la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE), la 5e édition du «Paris- Rambouillet», l’une des premières courses automobiles en France dont l’édition 1899 fut remportée par Louis et Marcel Renault.

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L’Aventure Automobile – L’histoire automobile du vingtième siècle n° 3, mai-juin-juillet 2018

L’Aventure Automobile -juin-juillet-août 2018

Entreprise dans la tourmente – Renault, Peugeot 1936-1940

Laurent Dingli, docteur en histoire, auteur en 2000 d’un portrait très complet de Louis Renault, (Flammarion), animateur du formidable site consacré au fondateur de la marque de Billancourt (louisrenault.com), publie en ce début d’année 2018 une nouvelle et passionnante étude. Durant quatre années Renault et Peugeot vivent des événements politiques et sociaux qui bouleversent leurs fonctionnements traditionnels de constructeur automobile, et les efforts à la mobilisation en faveur de la défense nationale. Sur ce dernier point, l’auteur détaille d’une façon extrêmement précise et documentée les différents acteurs présents, la terrible impréparation des entreprises, d’ailleurs très aidée sur ce point par les atermoiements du gouvernement, ainsi que les décideurs militaires face aux forces du Reich de plus en plus menaçantes. C’est aussi l’occasion de rappeler une nouvelle fois que si François Lehideux encourage l’activisme prôné par le Parti Populaire Français de Jacques Doriot et le Parti Social Français de François de La Rocque au sein de l’île Seguin, Louis Renault (1877-1944) maintient une position de légaliste républicain, en condamnant vivement ce militantisme d’extrême droite prôné par son neveu par alliance. Par ailleurs, contrairement à une idée trop répandue, c’est bien la déficience des sous-traitants qui va freiner son désir de fabriquer toujours plus de matériels de combats, et non le désir de continuer la production des Novaquatre ! Laurent Dingli met également en scène deux personnages importants pour le récit, Louis Renault, un pragmatique athée de Boulogne-Billancourt, et Jean-Pierre Peugeot (1896-1966) et ses proches, des luthériens provinciaux, qui forcément ne réagissent pas de la même façon dans une période aussi troublée. En lisant l’ouvrage on ressent, dans la narration des événements, une part plus conséquente consacrée au dossier Renault, mais cela ne doit pas être imputé à l’auteur. En effet, si les archives du constructeur au losange ont permis l’ouverture de 40 000 documents sur la période de l’Occupation, les responsables du Groupe PSA n’ont pas donné suite à cette demande sur les années 1939-1945, préférant la confier à quelques personnes travaillant avec le Fond de Dotation maison ! Par bonheur, Laurent Dingli a pu combler ce refus via d’autres archives, mais ce dernier ajoute non sans malice : “il s’agit manifestement d’une confusion entre histoire et communication d’entreprise”.

Entreprises dans la tourmente – Renault, Peugeot 1936-1940, Presses Universitaires François-Rabelais, Collection Perspectives historiques

 

The Automobilist, “Rétromobile 2018 : Renault célèbre ses 120 ans en beauté”

Crédit photos : The Automobilists – François M., Christian C., Celia H.

Renault fête ses 120 ans à Rétromobile

C’est peut-être le stand le plus fourni de tout Rétromobile, hors maisons de vente. C’est en tout cas le plus complet, le plus chronologique, le plus aéré, et ce pour fêter un événement majeur pour la marque au Losange : son 120ème anniversaire. De la Type A au Scénic, en passant par l’Alliance américaine et les utilitaires, il y avait beaucoup à dire, voyons tout cela !

Tout commence par la Renault Type A de 1898

Lire la suite de l’article sur la page de The Automobilist.

France 3, “Renault : la marque au losange souffle ses 120 bougies au salon Rétromobile”

Extrait du sujet de France 3 :

– Plusieurs blindés Renault sont bien en place grâce au Musée des Blindés de Saumur. Louis Renault a mis son usine au service de l’effort de guerre. Une automitrailleuse Renault AMR figure en bonne place sur le stand, de même qu’un Renault B1 Bis et un tracteur ravitaillement 36 R.

Lire la suite sur le site de France 3 Paris – Île-de-France

Au cœur du domaine de Louis Renault, à Herqueville et alentour, Paris Normandie, 31 août 2016

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Herqueville. Sur 1 900 ha, l’industriel Louis Renault s’est consacré à la production agricole entre 1906 et 1944. Entre château et nombreuses fermes, les traces de sa présence persistent.

Du chemin de halage de Pàortejoie, on ne peut pas le rater : l’ancien château de Louis Renault surplombe la Seine. Mais le domaine que le constructeur automobile a bâti à Herqueville et quatre communes alentour, ce n’est pas que ça. Ce sont 1 900 ha, une douzaine de fermes, des élevages, des cultures, des manoirs, des maisons pour les amis et les salariés…

Pour protéger ce patrimoine, Yvette Petit-Decroix souhaite le faire connaître et consacre ainsi un ouvrage à ce sujet, Louis Renault et son domaine agricole en Normandie 1906 – 1944 (…)

Lire la suite sur le site de Paris Normandie.

L’Argus, 12 avril 2016, “Liquidation d’une fonderie créée par Louis Renault en Savoie”

mt-technology-ex-metaltemple-MT Technology (ex-Metaltemple), spécialisée dans la fonderie de précision pour l’automobile, n’a pas trouvé de repreneur. Elle emploie 113 salariés.

C’est une page d’histoire qui se tourne. Une entreprise de fonderie de précision, fondée par Louis Renault en 1917, va devoir fermer. Devenue Metaltemple, puis MT Technology, elle n’a pas trouvé de repreneur. Elle emploie 113 salariés.
“Il n’y avait pas de repreneur, pas de solution, on était au bout du bout”, selon le procureur de Chambéry.

L’héritage de Louis Renault

Créée en 1917 par Louis Renault, les Aciéries du Temple, devenues ensuite Metaltemple, avaient été reprises en 2008 par la société B4 Italia. En 2010, le directeur opérationnel Gianpiero Colla avait racheté les parts de la société italienne et licencié 57 personnes en 2011.

Lire la suite sur le site de L’Argus (cliquez sur l’image)

M Le Magazine du Monde, 4 décembre 2015, “Renault Viva Grand Sport, la grande bourgeoise tombée aux oubliettes”, par Jean-Michel Normand

Capture d’écran 2015-12-31 à 08.32.05Le Garage du cœur, la rubrique auto rétro de “M”, ouvre ses portes cette semaine à une luxueuse française produite dans les années 1930. Ce modèle, dont la production fût stoppée par la seconde guerre mondiale, symbolise la période où la marque était considérée comme une spécialiste du haut de gamme.

Dans l’imaginaire collectif, Renault est un d’abord constructeur populaire. Voire démocratique. Celui des 4CV, des 4L ou des Twingo, si ce n’est des R16. La preuve : ses tentatives de prendre place parmi les marques de luxe se sont régulièrement soldées par des échecs, parfois cuisants. Ce n’est pas son monde et la nouvelle grande berline Talisman affiche d’ailleurs des objectifs de diffusion on ne peut plus raisonnables. Il fut pourtant une époque – certes fort éloignée – où Renault était une marque très huppée. Pendant, les années 1920 et 1930, Billancourt brilla auprès des riches amateurs de belles voitures, et pas seulement en France.

La Renault Viva Grand Sport.

Renault Viva Grand Sport © Renault

Méconnue – car « la » voiture française d’avant-guerre, ce sera toujours la Citroën Traction – la Viva Grand Sport mérite pourtant de se rappeler à notre bon souvenir. Cette imposante limousine apparaît en majesté lors du salon de l’Auto de Paris 1934 parallèlement à la Nerva. La première est dotée d’un V6 alors que la seconde reçoit un V8, ce qui donne une idée de la munificence de la marque de Louis Renault. En vérité, celui-ci a vu trop grand avec la Nerva qui, très chère en cette période économique difficile, ne parviendra jamais à s’imposer. La Viva, elle, devient sans tarder le navire amiral de la marque. La Viva Grand Sport, un coupé, offre une conduite dynamique alors que la Viva Stella, reprenant une appellation déjà connue, joue les grandes bourgeoises.

L’influence de l’aéronautique

Ces deux voitures sont particulièrement influencées par la recherche d’aérodynamique, comme les modèles américains de l’époque du fameux style Airflow, tout comme la Peugeot 402 apparue à la même période. Ce tropisme s’exprime aussi à travers la fascination qu’inspire l’aéronautique, incitant les publicitaires à associer la nouvelle Grand Sport à l’avion Caudron-Renault. Le même homme, Marcel Riffart, avait dessiné les deux. La griffe dite « Hyperaérodynamique » de la marque inspire la carrosserie profilée, les lignes enveloppantes, les roues arrière carénées et les phares intégrés aux ailes de la Viva Grand Sport. Celle-ci est proposée en carrosserie ouverte, avec la possibilité de rabattre le pare-brise sur le capot, ou fermée. La suppression des marchepieds permet d’élargir la caisse qui peut accueillir deux rangées de trois personnes.

Présentée pour la première fois au grand public en 1934, la Renault Viva Grand Sport se distinguait, à l'époque, par ses lignes aérodynamiques.

Présentée pour la première fois au grand public en 1934, la Renault Viva Grand Sport se distinguait, à l’époque, par ses lignes aérodynamiques © Renault

Dès 1935, le V6 voit sa cylindrée passer à 4 085 cm3 pour 95 ch au régime sénatorial de 3 000 tours/minute, propulsant la voiture à la vitesse maximale de 135 km/h. Deux ans plus tard, l’américanisation du style se poursuit avec l’installation d’une calandre « coupe-vent » ou encore l’apparition de cinq ouïes latérales chromées sur le capot.

Le coup de grâce du Maréchal Pétain

Comme la plupart des autres grandes berlines de luxe françaises, la Viva Grand Sport cessera brutalement sa production à l’été 1939. A la Libération, Renault a très mauvaise presse. Son patron est considéré comme l’archétype du collaborateur et, pour ne rien arranger, c’est à bord de la Viva Stella présidentielle de 1939 que le Maréchal Pétain, qui avait un petit faible pour le losange, est arrêté le 26 avril 1945 à la frontière suisse.

La Viva Grand Sport en version décapotable.

La Viva Grand Sport en version décapotable © MIC

Les Renault de luxe sont précipitées au mieux dans l’oubli au pire dans l’opprobre. Devenu Régie nationale des usines Renault (RNUR), le constructeur s’active à honorer sa mission historique – motoriser la population laborieuse – et mettra des années à assumer son passé de marque des élites.

Lire aussi : Frégate, la berline maudite de la régie Renault

Ce n’est qu’à la fin des années 1990, lorsqu’ils décideront de repartir à la conquête du haut de gamme, que ses dirigeants oseront faire ouvertement référence à l’ère de l’avant-Régie. Une période qui, aujourd’hui, génère une certaine nostalgie parmi les inconditionnels de Renault. Dans les mois qui précédèrent l’annonce du patronyme de la future grande berline Talisman, le bruit courut que ce modèle pourrait être baptisé VivaStella. La firme, qui assure ne jamais avoir caressé une telle hypothèse, a tout de même concédé un clin d’œil aux fervents des Renault des années 1930. Sur certains modèles de la gamme actuelle, il est notamment possible de programmer une sonorité moteur reproduisant artificiellement, via les haut-parleurs, celle d’une antique Viva Stella.

Quelques tours de roues de la Viva Grand Sport

Page d’origine de l’article de Jean-Michel Normand Capture d’écran 2015-12-31 à 08.32.05